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Pont Alexandre III aujourd'hui à Paris : hommage à une perte française en Afghanistan

Groupement des associations sur le Pont, puis honneurs militaires rendus aux Invalides au major Bouzet, 45 ans

Par caroline • actu • Vendredi 10/08/2012 • Version imprimable

Aujourd'hui vers midi, je passais sur mon pont préféré de Paris : le pont Alexandre III. Emprunté des milliers de fois en mobylette, des centaines en voiture, témoin privilégié des émotions de ma jeunesse.

Ce matin, étrange ambiance. Comme un rassemblement encadré mais non officiel.
Franchement bizarre. Très foutoir, vu l'assortiment des drapeaux, mais visiblement solennel.

J'ai cherché sur Internet : il s'agissait d'un "hommage informel" à un militaire français mort en Afghanistan — le 88e mort français depuis le début de l'intervention française.



Le côté, hum, pas très sérieux de mon esprit n'a pu s'empêcher de remarquer que le porte-drapeau est stratégiquement placé, sur les corps humains. A se demander à qui ou à quoi le drapeau rend hommage.
Mon oeil observateur a été, il est vrai, attiré par le fait que l'un d'eux est différent des autres : blanc. (Porté par un puceau ?)

Plus fondamentalement, petit extrait d'une interview — les extraits ne sont jamais que des extraits, mais celui-ci contient la conclusion d'un propos de stratège.
C'est évidemment ces choses-là qu'on devrait étudier à l'école pour hisser la France à l'ère moderne : les stratégies mises en oeuvre dans les différentes batailles historiques, pas leurs dates voyons !

(Article à lire dans son intégralité si l'on s'intéresse au raisonnement, même s'il ne dévoile celui-ci qu'en filigrane.)

Nous, Français, ne pouvons nous trouver dans une posture d'ensemble déconnectée de nos ambitions économiques ou culturelles. [...] Loin d'exclure l'éventualité de nouveaux affrontements terrestres, je dis que, lorsque nous interviendrons, nous devrons le faire pour trois ou six mois, atteindre nos objectifs totalement ou partiellement, puis nous retirer. Le maintien durable de troupes au sol impose des relèves excessivement lourdes. En revanche, nous devons être capables d'interdire par la force l'utilisation des espaces aéro-terrestres et aéro-maritimes en conservant une capacité de frappe à distance, de maîtrise de l'espace informationnel global. Nous devons être capables de restaurer le droit, puis de nous retirer. Notre stratégie diplomatique doit être mise au service de ces principes.
Lepoint.fr, interview d'André Yché, contrôleur général des armées, par Jean Guisnel : "Ce n'est pas avec des troupes au sol qu'on fait progresser un modèle de civilisation."


Petit détail pour finir, qui n'en est pas un, ni pour lui, ni pour sa famille ni pour l'armée : le major Bouzet n'était pas un soldat, comme je l'ai lu à droite à gauche. C'était un sous-officier. Major n'est pas simple soldat. Dans l'armée, que voulez-vous, un grade est un grade.


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